Et après...


A l’occasion de la dernière réunion de l’Association des Parents de La Famille, nous avons abordé la question de l’avenir à long terme des enfants qui fréquentent l’école et le centre La Famille (à Bruxelles).

En effet, l’école et le centre accueillent les enfants jusqu’à l’âge de 13 ans ; pas plus. Au-delà de cet âge, les enfants sont orientés vers d’autres structures, dont aucune n’est le parfait prolongement de La Famille (que ce soit sur le plan de la philosophie de travail que de la méthode au quotidien).

Il m’est apparu que cette question éveillait de vives inquiétudes, notamment auprès des membres de l’association dont les enfants approchent de l’âge fatidique de 13 ans.

Mon fils Mano n’étant âgé que de 5 ans, je ne suis pas encore en proie à cette angoisse ; mais elle viendra, c’est certain.

Cette angoisse renvoie à une question : quel peut être le sens d’une démarche qui consiste à guider son enfant sur un chemin… qui, à terme, prend la forme d’une impasse ? Qu’elle est le sens d’une démarche qui consiste à demander à quelqu’un d’avancer… vers un mur.

La réponse est malheureusement simple : il n’y a pas de sens !

Ce constat met en évidence le « trop peu » de place accordé à la pédagogie conductive dans les écoles et dans les centres ; or, cette pédagogie, est (dans le cadre stricte de mon expérience) la seule qui permette à mon fils de se doter d’outils pour accéder à l’autonomie, pour avancer, pour apprendre. 

Face à ce problème, deux possibilités se présente : s’asseoir et pleurer ou œuvrer pour créer de la place.

Nous avons décidé, au sein de l’APLF, de mettre notre énergie au service de cette cause : créer un espace de pédagogie conductive qui puisse accueillir les enfants jusqu’à 18 ans.

Nous nous mettons une fois de plus en chemin, ensemble.

Comme nos enfants le font chaque jour.

Ce qui me fait penser de plus en plus fort que parents et enfants sont des « conducteurs » réciproques et liés ; chacun guidant l’autre sur un même chemin.