La douleur des parents

Les discussions menées aujourd’hui (ndlr: 2 avril 2011), nous ont permis d’aborder plusieurs questions : le contenu de la pédagogie conductive ; les modalités de sa mise en œuvre ; son impact sur la vie des bénéficiaires ; son impact positif sur la vie des parents ; ses modes de diffusion ; les limites de l’information qui la concerne.

Il est toutefois un point qui n’a pas été abordé et qui me semble essentiel : la douleur des parents.

Or, cette douleur a trouvé sa place au cœur de cette journée. Je l’ai vue dans les yeux, et parfois dans les larmes, des orateurs et des membres de l’auditoire.

Il me semble fondamental d’ouvrir une porte à cette douleur, de ne pas l’occulter, voire de ne pas se l’interdire « au nom » des progrès réalisés par l’enfant.

Car soyons, clairs, si nous enfants bénéficient de la pédagogie conductive c’est que, en amont, il y a un problème ; il y a une brisure ; il y a une douleur.

Et si la gestion de cette douleur ne doit pas entrer dans la sphère des compétences des professionnels, il me semble opportun de lui ouvrir la porte des associations de parents.

Je propose dès lors que nous profitions du fait d’être réunis pour inviter les différentes associations à s’ouvrir les unes aux autres. Afin de créer un espace de parole et d’écoute entre des parents, certes heureux pour leurs enfants, mais en situation délicate sur le plan affectif aussi.

Pour le dire simplement : notre association est prête à apporter son écoute à toute personne confrontée à la réalité des « troubles neurologiques », dans une perspective d’échange.